Par Adrina Bardekjian, MFC, candidate au PhD (TST), Gestionnaire des Programmes forestiers urbains et du développement de la recherche, Arbres Canada
15 juillet 2014

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Suite à un mois mouvementé de voyages à New York, Malmö, Copenhagen, Dublin, Toronto et Montréal, je réfléchis beaucoup aux gens et aux relations que nous formons avec les espaces urbains ainsi qu’aux souvenirs qui naissent de diverses expériences. Pour certains, il s’agit de l’architecture, pour d’autres la nourriture. Certains aiment les sculptures et les monuments, alors que d’autres comme moi préfèrent les parcs et les cimetières. Les histoires sont omniprésentes dans tous ces endroits et les personnes qui y habitent (à la fois y résidant et de passage) accentuent ses particularités sociales et culturelles. Je me promène souvent dans des cimetières pour me pratiquer à identifier les arbres, mais davantage pour m’imaginer les histoires qui se cachent dans le subtil tiret séparant deux dates gravées sur chaque tombe.

Ce sont les personnes qui font toute la différence dans nos expériences et dans nos relations. À New York, grâce aux échanges et visites de sites avec les Totten Fellows du USDA Forest Service, j’ai appris qu’il est primordial de contribuer aux connaissances et au développement interdisciplinaire de la nature urbaine pour améliorer sa planification et sa mise en oeuvre. À Dublin, Irelande, mes aventures avec le personnel de Wild Rover Tours et les histoires remarquables de notre guide touristique ont renforcé l’importance du parcours narratif dans notre évolution culturelle et de la manière conviviale de raconter ces histoires dans l’apprentissage sur le terrain. À Toronto, lors des Prix de l’Association canadienne de dermatologie, j’ai revu des collègues de la Coalition pour la prévention du cancer de Toronto avec qui j’avais travaillé douze ans auparavant pour faire approuver une politique d’ombre favorisant la santé publique dans les espaces urbains. Nous avions remporté le Prix de l’éducation publique cette année pour notre film «Partners in Action ». Enfin, en Alnarp, Suède, j’ai eu l’opportunité de présenter ma recherche académique à Conférence de la International Urban Tree Diversity, où un groupe inspirant de professionnels de la foresterie urbaine s’est réuni pour partager leurs connaissances et meilleures pratiques pour les forêts urbaines, les arbres et les espaces verts. La plus importante leçon tirée de mes voyages est la place intégrante qu’occupent les personnes dans la qualité et l’impact d’une expérience, ainsi que dans les résultats et la mise en oeuvre des paysages urbains. De nouvelles idées amènent le changement – ou parfois de vieilles idées avec de nouvelles perspectives!

Ici à Ottawa, notre équipe à Arbres Canada fournit et renforce le leadership national en foresterie urbaine pour s’assurer que tous les Canadiens aient l’opportunité de participer à des programmes et projets de verdissement. En tant que Gestionnaire de programmes travaillant avec les membres du Réseau national de forêt urbaine, j’aide à bâtir notre infrastructure interne pour appuyer le leadership stratégique de la forêt urbaine en développant de nouveaux programmes et ressources, en encourageant les relations et en favorisant le partage des connaissances à travers le pays.

Aujourd’hui, à l’aube de mon départ pour Vancouver et Victoria afin d’aider à organiser notre 11e Conférence canadienne sur la forêt urbaine, je suis emballée par le programme éclectique que nous préparons. Nous y avons incorporé une variété de questions portant sur la conception, la diversité, la gestion, l’engagement communautaire et nous poursuivons le dialogue d’apprentissage des sciences sociales en foresterie urbaine soulevé lors de la conférence internationale en avril 2013, Urban Forests & Political Ecologies: Celebrating Transdisciplinarity. À ce stade, les différents parcours psychologiques, conceptuels, émotionnels et créatifs s’entremêlent dans nos forêts urbaines grâce à des citoyens dynamiques et informés, que ce soit lors d’une pause café à l’ombre ou en randonnée dans un sentier boisé.

J’invite donc les lecteurs à se demander quel type d’histoire que vous voulez raconter sur les arbres dans nos villes dans 10 à 20 ans. Quelles leçons voulez-vous que vos enfants en tirent? Par qui et pour qui ces histoires sont-elles racontées et écrites? Quel sera notre héritage en tant que Canadiens?

N’hésitez pas à partager vos histoires dans un commentaire ou sur notre page Facebook, au plaisir de vous y lire!