Sans surprise, je pense toujours à mon propre père à l’occasion de la fête des Pères. Il est né pendant la Grande Dépression, troisième d’une fratrie de six enfants. À l’époque, mon grand-père avait courageusement mené toute la famille jusqu’à une ville isolée du nord de l’Ontario dans l’espoir de trouver du travail et une vie meilleure. Pour mon père, c’était un monde merveilleux peuplé d’arbres et d’autres espaces verts qui ne demandait qu’à être exploré. C’est là qu’il a développé un respect pour tous les êtres vivants et son amour de la science.

Je crois sincèrement que c’est ce que font les arbres : ils nous encouragent à en apprendre davantage sur les êtres vivants et à les respecter. Qu’ils se dressent seuls le long d’une rue urbaine ou qu’ils soient regroupés en peuplement, dans un bois ou une forêt, les arbres nous enseignent la vie. Ils nous permettent d’observer les oiseaux qui gazouillent et qui se bousculent pour avoir une place sur les branches. Ils offrent un abri aux écureuils, aux lapins et à d’autres petits animaux. Ils marquent le changement des saisons année après année.

Pour certains d’entre nous, les arbres constituent notre seule passerelle vers la nature. Pour mon père, ils servaient de décor à nos leçons informelles de biologie. Même si je suis une adulte maintenant, dans mon esprit je le vois toujours tel qu’il était dans mon enfance : une présence majestueuse et bienveillante et un professeur patient… à l’image d’un arbre.