Par Peter Wynnyczuk, directeur exécutif de l’Ontario Urban Forest Council, Représentant régional pour la région de l’Ontario

Tout au début…

Vers la fin des années 1920, des entreprises arboricoles comme Davey et Cedarvale ont commencé à fournir leurs services aux résidences et aux commerces.

Dans les années 1950, l’arrivée de la maladie hollandaise de l’orme a fait ressortir l’importance de l’entretien et de l’enlèvement des arbres pendant cette crise, qui est survenue avant que les camions nacelles et les scies à chaîne légères soient disponibles. L’Ontario Shade Tree Council (OSTC), qui a précédé l’Ontario Urban Forest Council (OUFC), a été formé à l’Université de Toronto avec Eric Jorgensen et d’autres personnes pour identifier les possibilités de réduire la présence de cette maladie.
Un des résultats du développement dans les années 1960 et 1970 a été la formation d’une section de foresterie urbaine dans certaines municipalités. Cette tendance s’est poursuivie avec l’attention accrue requise par la présence d’arbres urbains plus matures et un plus grand nombre de programmes de plantation mis sur pied pour répondre aux pressions du développement. Ceci a favorisé la réalisation d’inventaires forestiers et l’adoption de pratiques d’entretien des arbres.

À la suite de l’enlèvement d’arbres dans la zone de High Park pour permettre le développement urbain dans les années 1990, le conseil de la ville de Toronto a adopté un règlement administratif sur les arbres privés. Ce concept a ensuite été repris par plusieurs autres municipalités.

Les plans de gestion de la forêt urbaine sont devenus populaires au début de ce nouveau siècle dans les municipalités plus développées. Les tempêtes de verglas ont fait ressortir les résultats d’une mauvaise gestion des arbres et des problèmes qui s’ensuivent.

Maintenant…

Local Enhancement and Appreciation of Forests (LEAF), Green Infrastructure Ontario (GIO) Coalition, les programmes Neighbourwoods et les groupes communautaires contribuent tous leurs efforts de verdissement.

La déclaration de principes provinciale mentionne l’infrastructure verte et les répercussions futures des programmes de plafonnement et d’échange sur les municipalités. Des projets de vulgarisation communautaire, des consultations sur la plantation d’arbres sur les terres privées, la tenue d’ateliers sur des questions de la foresterie urbaine et les plantations communautaires font tous partie d’un ensemble d’activités entreprises par divers organismes dans la région de l’Ontario.

Certains défis…

La protection des consommateurs et la sécurité des travailleurs sont des points importants qui pourraient entraîner l’octroi de permis ou l’accréditation obligatoire des arboristes dans l’avenir. Le ministère du Travail a effectué une campagne-éclair au printemps/à l’été 2016 sur l’importance de services arboricoles sécuritaires.

Le fait que ces services ne soient pas réglementés pose des défis aux consommateurs et augmente les risques pour les employés qui ne possèdent pas toujours la formation requise après l’ère de la tempête de verglas de 2013. Un projet qui sera intéressant à suivre et auquel participe la ville de Toronto est celui des arbres du patrimoine visant la protection des chênes de Coral Gables.

Les tempêtes, les problèmes à court terme et les ravageurs exotiques créent des défis à long terme en menaçant certaines essences d’extinction. Il est important de calculer les « coûts cachés du commerce international » causés par l’importation des espèces envahissantes.

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