Martha Copestake

Martha Copestake, MFC, BScFE

Forestière, Services de la planification, de l’infrastructure et du développement économique, Ville d’Ottawa

1. Quelles sont les réalisations dont vous êtes la plus fière?

Je suis très fière du travail que j’ai accompli pour accroître de manière significative la visibilité des arbres urbains dans les décisions d’aménagement à Ottawa. La conservation des arbres et l’allocation d’un espace adapté pour la plantation d’arbres font enfin partie intégrante des discussions de développement en amont. Cela a été possible grâce à mon travail sur l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de gestion de la forêt urbaine stratégique pour la ville, d’un nouveau règlement sur la protection des arbres qui met davantage l’accent sur la protection des arbres dans les projets d’aménagement et, plus récemment, de nouvelles politiques de foresterie urbaine que mes collègues et moi avons élaborées dans le cadre du nouveau plan officiel d’Ottawa.

J’ai l’impression de passer mon temps à insister sur l’importance de la conservation et de la protection des arbres depuis si longtemps. C’est pourquoi je suis ravie de constater un changement dans les conversations aujourd’hui. Les arbres sont pris en compte plus tôt dans les projets de développement, et dans l’ensemble, la valeur importante des arbres urbains est bien mieux reconnue. Mais même s’il y a du progrès, j’ai encore beaucoup à faire!

Je suis aussi très fière de mes deux enfants, Claire et Maisey, qui adorent la nature.

2. En quoi le domaine de la foresterie urbaine a-t-il changé depuis votre arrivée dans la profession et quelles sont les principales perspectives d’avenir pour les femmes dans votre secteur?

La foresterie urbaine s’est beaucoup développée depuis que j’ai commencé à travailler dans le secteur il y a 15 ans. Aujourd’hui, il existe tellement de possibilités différentes pour les femmes dans ce milieu : des politiques et de l’entretien des arbres à la plantation, en passant par l’intendance au niveau local et l’aménagement ou la protection des arbres. On trouve des emplois dans les municipalités, les autorités de conservation, les ONG et les organismes à but non lucratif, les sociétés d’aménagement et les bureaux d’études, pour n’en nommer que quelques-uns. Les villes ont besoin d’expertise concernant les arbres à de nombreux niveaux.

3. Quel conseil donneriez-vous à des jeunes filles et des femmes qui veulent se lancer dans le domaine de la foresterie urbaine?

Dans le domaine de la foresterie urbaine, les gens sont aussi importants que les arbres. Si vous avez une passion pour les arbres et les gens ­– et pour l’importance que les arbres ont pour les gens –, les villes ont besoin de vous!

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