Meagan Hanna profile

Meagan Hanna, MA

Superviseure des collections vivantes, Jardins et arboriculture, Jardin botanique de Montréal, Ville de Montréal

Chargée de cours, Université de la Colombie-Britannique

1. Quelles sont les réalisations dont vous êtes la plus fière?

Je suis reconnaissante d’avoir fait partie de tant d’équipes exceptionnelles qui se consacrent à des projets d’arboriculture importants. Travailler aux côtés de personnes passionnées a nourri mon engagement dans ce domaine.

Depuis 2013, j’ai eu l’honneur de collaborer étroitement avec l’équipe de la Société internationale d’arboriculture Québec pour accomplir bénévolement différentes tâches. Ensemble, nous avons offert des ressources et des activités en français en lien avec l’arboriculture destinées aux professionnels de l’entretien des arbres.

Je suis fière de faire partie de l’équipe d’horticulture du Jardin botanique de Montréal. En tant que superviseure des collections vivantes, j’appuie une équipe motivée de spécialistes qui prennent soin de plantes et de jardins exceptionnels. Notre ville, le jardin botanique et notre service d’horticulture sont dirigés par des femmes dynamiques qui encouragent la collaboration. Notre équipe de jardinage est tournée vers l’avenir et déterminée à prendre soin de nos espaces et de nos collections vivantes de façon durable.

Enseigner l’arboriculture dans le cadre du programme de maîtrise en leadership en foresterie urbaine de l’Université de la Colombie-Britannique a également été une expérience gratifiante. Échanger avec la première cohorte étudiante du programme m’a donné espoir pour la prochaine génération de leaders, des jeunes qui veulent améliorer la santé, la qualité et l’accessibilité des espaces verts urbains.

Je me considère comme privilégiée, car j’ai pu suivre une voie dans un domaine où l’apprentissage et la collaboration font partie intégrante de mon travail.

2. En quoi le domaine de la foresterie urbaine a-t-il changé depuis votre arrivée dans la profession et quelles sont les principales perspectives d’avenir pour les femmes dans votre secteur?

Je trouve encourageant de voir un plus grand choix de formations en foresterie urbaine. J’espère que nous continuerons sur cet élan et que nous aurons plus de programmes de certificats et de diplômes. J’ai découvert ce domaine il y a environ 10 ans alors que je travaillais dans l’horticulture publique. À l’époque, il était difficile de trouver des formations professionnelles ciblées dans ce secteur. Heureusement, les choses s’améliorent. Mais il y a encore des progrès à faire.

J’ai constaté un changement majeur au cours des 15 dernières années : davantage de femmes créent des réseaux professionnels de soutien. Des groupes qui ont une vraie influence se sont formés grâce à l’initiative et l’énergie d’une ou plusieurs femmes. Au fil du temps, ces communautés se sont développées pour attirer des femmes et des personnes qui se situent à différents niveaux du spectre du genre, originaires de partout dans le monde. Je suis particulièrement reconnaissante envers les groupes Women’s Tree Climbing Workshop, Women in Arboriculture Virtual Chat et Women in Arboriculture Ontario qui m’ont soutenue dans mon parcours personnel.

Selon moi, les municipalités constituent aujourd’hui l’une des principales occasions pour les femmes dans le domaine de la foresterie urbaine au Canada. Un grand nombre de professionnels approchent de la retraite, ce qui laisse vacants des postes clés. C’est le moment idéal d’explorer la foresterie urbaine. Les gouvernements semblent accorder une importance plus grande aux arbres et aux espaces verts. Alors que les collectivités reconnaissent elles aussi qu’un investissement et un entretien constants sont indispensables à des forêts urbaines durables, je m’attends à ce que le besoin de personnes qualifiées grandisse. De nombreuses équipes ont besoin de leaders visionnaires qui mettent en avant la collaboration et l’inclusivité. Si vous aimez les arbres, travailler avec les autres et apporter un changement constructif à votre collectivité, une carrière stimulante et enrichissante de leader en foresterie urbaine pourrait vous intéresser!

3. Quel conseil donneriez-vous à des jeunes filles et des femmes qui veulent se lancer dans le domaine de la foresterie urbaine?

J’encourage les jeunes filles et les femmes à faire clairement le point sur leurs intérêts et les sujets qui les passionnent. Ensuite, il ne reste plus qu’à se lancer!

Si je pouvais revenir en arrière et changer un aspect de ma vie, je commencerais à faire du bénévolat 10 ans plus tôt. J’ai vécu certaines de mes expériences les plus amusantes avec d’autres bénévoles. Le bénévolat m’a permis d’offrir de mon temps à plusieurs causes et d’explorer différentes tâches. Au fil du temps, j’ai aligné mes intérêts et mes compétences avec un but qui avait du sens pour moi.

Si des personnes sont intéressées par la foresterie urbaine, je leur conseillerais vivement de commencer par contacter leur antenne locale de l’ISA (International Society of Arboriculture) et d’assister à un atelier ou une conférence en ligne si possible. Ces organisations proposent généralement des tarifs réduits pour les étudiantes et les étudiants. Je recommanderais également de contacter un groupe « Women in Arboriculture ». Ces communautés sont des lieux bienveillants et sécuritaires pour échanger avec d’autres femmes qui aiment les arbres.

Restez ouvertes à plusieurs sujets et points de vue, faites de votre mieux et soyez bienveillantes (envers les autres, mais aussi envers vous-même!). En adoptant cette approche et avec un peu de courage pour vous lancer, vous pourriez être surprises du résultat! 

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