Nadia Chan profile

Nadia Chan

Gestionnaire, Arbres et paysage, Service de l’aménagement et du développement, Ville de Surrey

Représentante de la région Pacifique, Réseau canadien de la forêt urbaine (RCFU)

1. Quelles sont les réalisations dont vous êtes la plus fière?

Je suis fière du temps que j’ai consacré bénévolement en tant que directrice de la section Pacifique Nord-Ouest de l’ISA (International Society of Arboriculture) et du Conseil sur les espèces envahissantes de Colombie-Britannique. Je suis aussi incroyablement fière de l’équipe d’arboriculteurs et d’arboricultrices avec laquelle je travaille actuellement. Nous avons dû faire face à beaucoup de changements au cours des quatre dernières années. Certains nous ont facilité la tâche, d’autres ont rendu les choses plus difficiles. Malgré tout, l’équipe reste soudée et motivée quelles que soient les circonstances. La gestion du changement peut être complexe, mais le fait de reconnaître que le changement est nécessaire a apporté des opportunités très intéressantes pour l’équipe, y compris pour moi.

2. En quoi le domaine de la foresterie urbaine a-t-il changé depuis votre arrivée dans la profession et quelles sont les principales perspectives d’avenir pour les femmes dans votre secteur?

J’ai commencé à travailler dans la foresterie urbaine il y a 20 ans. J’étais l’une des rares femmes arboricultrices qui travaillaient pour la Ville de Surrey. Lorsque j’assistais à des conférences et des formations, j’étais l’une des seules femmes dans la salle. Je me réjouis de voir évoluer notre représentation dans le secteur. Il ne s’agit pas seulement de voir plus de femmes au travail, il s’agit de voir des femmes occuper des postes à tous les niveaux. On trouve plus de femmes à des postes d’entretien des arbres, de conseil en arboriculture, d’élagage, de supervision et de gestion que ce que j’aurais pu imaginer lorsque j’ai commencé dans la profession. Nous avons fait de grands progrès, mais on peut toujours faire mieux. C’est pourquoi il est important de continuer à viser une meilleure représentation dans le milieu. Si vous êtes une femme et que vous commencez dans le métier, il y a tant de possibilités qui vous attendent – saisissez-les! N’ayez pas peur d’essayer quelque chose de nouveau, cela pourrait vous apporter une formidable expérience.

3. Quel conseil donneriez-vous à des jeunes filles et des femmes qui veulent se lancer dans le domaine de la foresterie urbaine?

J’aurais aimé que quelqu’un m’aide à comprendre l’importance de créer un réseau de soutien lorsque j’ai commencé à travailler dans le domaine de la foresterie urbaine. Cela m’a pris beaucoup de temps avant d’être suffisamment à l’aise pour établir des relations authentiques avec les gens. Mais lorsque je me suis lancée, j’ai trouvé des personnes avec qui je pouvais parler du secteur, rire et pleurer, échanger des idées… On pouvait aussi tout simplement se soutenir mutuellement. J’ai pris confiance en moi une fois que j’ai eu ce réseau de soutien. Cette confiance m’a aidée à sortir de ma zone de confort pour essayer de nouvelles choses, ce qui m’a vraiment ouvert les portes du monde de la foresterie urbaine. J’ai pu créer de nouvelles possibilités pour moi et pour les autres. Ces nouvelles possibilités ont mené à des expériences, des postes et des engagements bénévoles vraiment intéressants. Sans le soutien de mes collègues, mentors et mentorés – des personnes avec qui je suis aujourd’hui liée d’amitié –, je ne pense pas que je serais là où je suis aujourd’hui.

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