Sima Feuer profile

Sima Feuer

Forestière urbaine, Division de la gestion de la foresterie et des tourbières, Ressources naturelles et Développement du Nord, Province du Manitoba

Représentante de la région des Prairies, Réseau canadien de la forêt urbaine

1. Quelles sont les réalisations dont vous êtes la plus fière?

Depuis près de 20 ans, j’ai le privilège de travailler avec une équipe de professionnels dévoués pour diriger l’un des meilleurs programmes de gestion de la maladie hollandaise de l’orme d’Amérique du Nord. Partout au Manitoba, des collectivités ont encore de magnifiques ormes, même après plus de 40 ans de présence de la maladie dans la province. Dans le cadre de notre programme, nous collaborons avec les villes, les villages, les municipalités et les propriétaires de terrains privés pour établir des relations positives et sensibiliser le public à la valeur des forêts urbaines. J’aime arriver dans une collectivité ou un parc frais et ombragés lors d’une chaude journée d’été au Manitoba et me dire que j’ai fait évoluer les choses pour cette forêt urbaine.

2. En quoi le domaine de la foresterie urbaine a-t-il changé depuis votre arrivée dans la profession et quelles sont les principales perspectives d’avenir pour les femmes dans votre secteur?

Lorsque j’ai commencé à travailler dans ce domaine dans les années 90, j’étais la seule femme de mon équipe, dans de nombreuses réunions et sur les sites de travail. Souvent, on ne me voyait pas (je ne mesure que 1 m 50; tous les hommes me dépassaient!) et je n’avais pas l’impression que ma voix était entendue. C’était très difficile de trouver des chaussures à embout d’acier, des bottes de sécurité pour scie à chaîne, des jambières, des vestes d’inventaire et toutes sortes d’équipement à ma taille. Je devais toujours faire une commande spéciale ou ajuster l’équipement! C’était un véritable obstacle à l’époque. Aujourd’hui, n’importe quel magasin de plein air ou d’équipement propose un large choix de tailles pour femmes. Vous serez en sécurité (en portant de l’équipement de protection individuelle adapté), vous serez entendue lors des réunions (qui regroupent une diversité de participantes et participants) et vos opinions seront prises en compte. Aujourd’hui, il n’y a vraiment plus rien qui retienne les femmes de profiter des possibilités offertes par le domaine de la foresterie urbaine : le ciel est la seule limite (littéralement)!

3. Quel conseil donneriez-vous à des jeunes filles et des femmes qui veulent se lancer dans le domaine de la foresterie urbaine?

Travailler dans le domaine de la foresterie urbaine vous apportera de la joie au quotidien. Les arbres redonnent le sourire aux gens que ce soit quand ils plantent des semis, quand ils randonnent à travers des forêts matures ou quand ils s’assoient sous de majestueuses canopées. Les spécialistes de la foresterie urbaine contribuent à embellir nos villes et nos villages, améliorent l’habitat de la faune et l’environnement et ont des répercussions positives sur la santé des gens. Que vous ayez envie de relever le défi d’élaborer des plans et politiques de foresterie urbaine, de sensibiliser le public, d’utiliser des ordinateurs et des systèmes d’information géographique (SIG) ou que vous aimiez le côté physique d’escalader les arbres ou utiliser de l’équipement puissant comme des scies à chaîne ou des camions-nacelles, vous trouverez un poste qui vous convient en foresterie urbaine. Mon conseil est de ne jamais oublier que vous êtes capable d’accomplir tout ce que vous entreprenez dans ce domaine et que vous trouverez un chemin gratifiant (et vert!).

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