Adrina C. Bardekjian, MFC, PhD

Article publié sur le site The Nature of Cities le 8 mai 2018 : https://www.thenatureofcities.com/2018/05/08/years-grow-national-scale-progress-engagement-research-tree-canada/

En tant que responsable des programmes d’Engagement et Recherche au sein d’Arbres Canada depuis quatre ans, j’ai eu l’occasion de voir cet organisme se développer, de contribuer à la conception de programmes allant au-delà de simples actions de plantation d’arbres et de créer un réseau de partage des connaissances relatives aux forêts urbaines canadiennes. Je suis ravie de constater que nos efforts ont eu un impact significatif sur la foresterie urbaine au niveau national en encourageant un dialogue global et interdisciplinaire, en participant à des projets innovants, en partageant des connaissances et en rassemblant les communautés. Parmi ces programmes, on trouve notamment le Réseau canadien de la forêt urbaine (RCFU), la Stratégie canadienne sur la forêt urbaine (SCFU) et la Conférence canadienne sur la forêt urbaine (CCFU).

Au Canada, on estime généralement que l’entretien et la maintenance des forêts urbaines relèvent de la responsabilité des municipalités. Les communautés se tournent souvent vers leurs pairs afin d’obtenir des conseils et cherchent également du soutien au niveau provincial et fédéral. Arbres Canada offre aux communautés des opportunités de participer à des événements de plantation d’arbres, de s’impliquer dans des initiatives de verdissement urbain et d’obtenir des subventions à cet effet, mais aussi de développer leur réseau et leur engagement. Au-delà de leur rôle dans le renforcement du leadership global en foresterie urbaine à l’échelle nationale, ces initiatives menées dans le cadre des programmes d’Engagement et Recherche favorisent la communication entre les communautés afin d’encourager la collaboration et la diversité.

Le Réseau canadien de la forêt urbaine (RCFU) a vu le nombre de ses membres quasiment doubler au cours de ces deux dernières années, passant de 450 (entre 2004 et 2014) à 925 (entre 2015 et 2017). Le RCFU a été créé dans l’objectif de rassembler les acteurs de la foresterie urbaine pour leur permettre de partager leurs expériences et leurs idées, de poser des questions et d’apprendre les uns des autres, voire dans certains cas de bouleverser le statu quo afin de progresser. Suite aux récentes menaces subies par les arbres en milieu urbain, les membres du réseau ont été particulièrement actifs, que ce soit pour exprimer leurs inquiétudes ou pour apporter leur soutien en partageant leurs réussites face aux défis rencontrés. En voici pour preuve quelques accomplissements récents du programme du RCFU :

  1. Réalisation d’une enquête sur les membres du RCFU afin d’établir les profils démographiques des membres de la liste et de mieux comprendre les intérêts des participants (Bardekjian et Chiriac, 2018). Les résultats de cette enquête contribueront à guider les actions du Comité directeur du RCFU visant à impliquer les régions dans les mois à venir.
  2. Encouragement au développement de plans d’action de foresterie urbaine pour chacune des cinq régions canadiennes en collaboration avec les représentants régionaux du Comité directeur du RCFU, notamment via l’organisation d’ateliers locaux (région Pacifique : octobre 2017; région de l’Ontario : octobre 2017; région Atlantique : novembre 2017; région des Prairies : mars 2018). Les plans d’action visent à orienter les stratégies des régions en fonction de leurs besoins.
  3. Lancement des Prix de la foresterie urbaine canadienne (2018) destinés à saluer l’action d’individus et de groupes ayant contribué de manière significative à l’amélioration de la foresterie urbaine au pays. Les lauréats de cette première année seront annoncés lors du Congrès international sur la foresterie urbaine 2018.
  4. Partage de connaissances via la coordination et la diffusion de webinaires et de conférences virtuelles en partenariat avec l’Institut forestier du Canada sur différentes thématiques (telles que les meilleures pratiques, la planification ou la résilience), mais aussi à travers l’organisation d’une série d’interventions et de débats dans le cadre des conférences de la Fédération canadienne des municipalités (juin 2017; février 2018). Au total, on a dénombré plus de 300 participants au niveau national. La FCM nous offre par ailleurs la possibilité d’exposer le profil des efforts et des besoins en matière de foresterie urbaine à un public captif de décisionnaires.
  5. Sensibilisation à différentes problématiques propres à la foresterie urbaine lors de divers événements et conventions (plus de 30 entre 2014 et 2017), par exemple dans le cadre de la participation à l’atelier sur les sciences et les politiques du Service canadien des forêts (septembre 2017) afin de débattre de l’intégration des forêts urbaines dans leur stratégie de recherche décennale, ou encore en tentant d’établir un nouveau record mondial Guinness de la plus longue étreinte d’un arbre à l’occasion de la Journée nationale de l’arbre (septembre 2014). Ces différentes actions ont permis de développer l’intérêt du grand public concernant la foresterie urbaine ainsi que le nombre de membres souhaitant rejoindre le RCFU.

La Stratégie canadienne sur la forêt urbaine (SCFU) propose quant à elle des lignes directrices en matière de foresterie urbaine à l’échelle nationale. Ces dernières années, de plus en plus de municipalités canadiennes ont élaboré des plans de gestion de la forêt urbaine et des politiques de protection des arbres. Les retours transmis par les différents acteurs du secteur et les membres du réseau ont mis en évidence la nécessité de mettre en place une stratégie nationale appuyée par l’ensemble des niveaux de gouvernement. En tant que secrétaire de la SCFU, Arbres Canada en assure la promotion au niveau municipal, provincial et fédéral. Voici quelques accomplissements récents obtenus en collaboration avec des partenaires multiples et divers :

  1. Réalisation d’une étude sur les forêts municipales au Canada (Bardekjian, Kenney et Rosen, 2016). Cette étude explore les pratiques forestières, les systèmes d’inventaire, le couvert forestier, les règlements, les budgets et les considérations sociales au niveau municipal.
  2. Pilotage d’une évaluation des besoins en recherche des municipalités à l’échelle nationale en collaboration avec l’Université de Laval (Larouche, 2017). Basée sur 192 réponses issues de 167 municipalités comptant au moins 5 000 habitants, cette étude se penche sur les structures de gestion, les attentes et les besoins des villes en foresterie urbaine dans des contextes sociaux spécifiques.
  3. Cartographie de l’empreinte de la foresterie urbaine au Canada en collaboration avec l’Université de Toronto et avec le soutien de MITACS (Puric-Mladenovic, Yung, & Bardekjian 2017). Cette étude d’envergure nationale dresse le portrait des communautés qui disposent de départements et de plans de gestion dédiés à la foresterie urbaine ainsi que de règlements destinés à la protection des arbres, et en établit la cartographie.
  4. Participation à un projet d’analyse du marché du travail en partenariat avec l’organisme The Career Foundation, la section de l’Ontario de l’ISA (International Society of Arboriculture), l’Ontario Commercial Arborists Association ainsi que des partenaires industriels afin d’identifier les obstacles et problèmes limitant l’accès aux perspectives d’emploi dans le domaine de l’arboriculture (2017-2018). Cette étude vise à développer le recrutement.
  5. Contribution à l’élaboration d’un protocole sur le carbone forestier urbain appuyé par Environnement Canada et divers partenaires universitaires (2017-2018). Cette étude a permis de générer la première base de données nationale d’inventaires de forêts urbaines regroupant 181 municipalités canadiennes. Elle soutient qu’une approche normalisés à l’échelle nationale en matière de surveillance et d’inventaire des forêts urbaines permettrait une meilleure compréhension de leurs dynamiques concernant le carbone et apporterait des améliorations au niveau de la gestion et des politiques.
  6. Participation à une analyse documentaire d’articles revus par des pairs relatifs aux bienfaits des forêts urbaines sur la santé publique menée par le Bureau des changements climatiques et de l’innovation de Santé Canada et l’Université de Washington (Wolf et al., 2018). Il s’agit de la première revue systématique qui se concentre sur les arbres urbains (plutôt que sur les espaces verts, les corridors et les parcs en général) en tant que source de bienfaits pour la santé et le bien-être humains.
  7. Examen des besoins des communautés indigènes concernant les projets de verdissement urbain en collaboration avec le Service canadien des forêts à travers l’analyse de précédents lauréats de prix d’Arbres Canada (Gosselin-Hebert et al., 2018). Cette étude s’attache à explorer de nouvelles approches plus inclusives destinées à mieux intégrer les perspectives et les connaissances des populations indigènes dans les pratiques des programmes.
  8. Collaboration avec diverses institutions universitaires en vue d’intégrer la foresterie urbaine dans l’enseignement supérieur et d’en améliorer l’apprentissage. Cette initiative comprend la contribution au programme du baccalauréat en foresterie urbaine de l’Université de la Colombie-Britannique ainsi qu’au développement d’un programme de formation professionnelle réunissant différents partenaires universitaires piloté par l’Université du Québec à Montréal (UQAM) (2017-2018).

Le Comité directeur du RCFU, en collaboration avec un comité d’examen secondaire constitué de représentants de la province et du gouvernement fédéral, travaille actuellement à la mise à jour de la Stratégie canadienne sur la forêt urbaine pour la période allant de 2019 à 2024. Amorcé à l’automne 2015, ce processus a débuté par des ateliers de concertation publique dans chaque région et s’est poursuivi au cours des deux dernières années. Ces ateliers avaient pour objectif de veiller à faire entendre la voix des régions dans le cadre de la refonte de la stratégie. La nouvelle version de la SCFU (2019-2024) sera présentée lors du Congrès international sur la foresterie urbaine 2018 qui se tiendra au mois d’octobre à Vancouver (Colombie-Britannique). S’agissant des actions nationales, trois initiatives récentes menées aux États-Unis se sont révélées pertinentes et utiles par rapport aux efforts du Canada en matière de foresterie urbaine :

  1. Le plan d’action décennal sur la foresterie urbaine (2016-2026) pour le conseil consultatif urbain et communautaire national et la communauté des pratiques, qui présente les objectifs, les actions et les recommandations en matière de culture de forêts urbaines à travers le pays.
  2. Une évaluation de l’impact du programme de subventions dédiées à la foresterie urbaine et communautaire au niveau national du Service des forêts des États-Unis réalisée par le SREF (Southern Regional Extension Forestry), qui démontre que le financement de projets et de recherches a bénéficié à des millions de personnes dans l’ensemble des États-Unis.
  3. La création de « Vibrant Cities Lab » à l’initiative du Service des forêts des États-Unis, de l’organisme American Forests et de la NARC (National Association of Regional Councils), entre autres, en vue d’aider les élus municipaux, les responsables des politiques et les défenseurs de l’environnement à élaborer des programmes de foresterie urbaine prospères.

Pour en savoir plus sur les trois programmes ci-dessus, consultez l’article de Michelle Sutton paru dans le numéro de mars-avril 2018 de City Trees, une publication de la SMA (Society of Municipal Arborists).

Enfin, depuis 2014, j’ai collaboré dans le cadre de mon travail au sein d’Arbres Canada avec différentes communautés afin de coordonner trois conférences canadiennes sur la forêt urbaine (Ville Victoria (Colombie-Britannique) : 2014; Ville de Laval (Québec) : 2016; Ville de Vancouver (Colombie-Britannique) : 2018). La CCFU vise à rassembler le réseau national et international de professionnels, d’experts, de chercheurs, d’étudiants et de groupes communautaires liés à la foresterie urbaine en vue de partager des connaissances et d’encourager la collaboration. Travailler au plus près des communautés dans le cadre de ces événements a constitué une véritable source d’inspiration pour moi en observant le dévouement et l’implication dont témoignent ces individus qui œuvrent sans relâche afin d’amener les participants à créer une base de connaissances commune. La prochaine Conférence canadienne sur la forêt urbaine se tiendra conjointement à deux autres événements, dont le Congrès international sur la foresterie urbaine 2018. Cet événement est organisé en collaboration avec de nombreux partenaires : Arbres Canada, la Ville de Vancouver, la section Nord-Ouest Pacifique de l’ISA, la Ville de Surrey et l’Université de la Colombie-Britannique. La conférence a pour thème « la diversité ».

Les différents programmes d’Engagement et Recherche vont au-delà de la plantation d’arbres : ils visent à manifester de la reconnaissance et à donner des moyens aux acteurs du monde de la foresterie urbaine, et plus généralement du verdissement urbain au Canada. Voici quelques-uns des objectifs de ces programmes pour l’année 2018 :

  1. Mise à jour du Recueil des meilleures pratiques de gestion des forêts urbaines canadiennes.
  2. Établissement de partenariats plus étroits avec des institutions universitaires afin d’encourager les départements à inclure la foresterie urbaine dans les cours qu’ils proposent.
  3. Participation au Congrès international sur la foresterie urbaine afin d’assurer le succès de l’événement.

Sur une note plus personnelle, j’ai récemment participé à deux activités qui ont éclairé mes perspectives sur nos actions collectives en matière de foresterie urbaine au Canada, en particulier concernant nos pratiques visant à partager les connaissances et à favoriser la collaboration interculturelle.

L’été dernier, j’ai été invitée à représenter le Canada dans le cadre des programmes internationaux du Service des forêts des États-Unis lors du séminaire inaugural International Urban Forestry Seminar qui réunissait 19 participants originaires de 16 pays dans le monde (Chicago et New York; 4 au 17 juin 2017). Ce séminaire de deux semaines m’a permis d’élargir mes horizons quant aux actions de foresterie urbaine à l’international en partageant des expériences et des connaissances avec d’autres participants. Au sein de notre groupe, nous avons débattu de thèmes tels que l’engagement des jeunes, la collaboration avec des partenaires non traditionnels, la résilience (sociale comme écologique) et la sécurité alimentaire (Bardekjian et Paqueo, 2018). L’idée de collaborer avec des partenaires non traditionnels dans l’objectif spécifique d’intégrer la diversité et le multiculturalisme dans les pratiques de foresterie urbaine n’est pas aussi activement répandue au Canada. Le principal enseignement que j’ai tiré de cette expérience est que les manières dont les individus indiquent leur appartenance à un groupe sont multiples et nous devons par conséquent « observer nos pratiques de plus près et y réfléchir plus en profondeur » (Bardekjian, 2017). J’ai depuis intégré de nombreuses leçons tirées de ces expériences dans mes recherches et mon travail dans le cadre de différentes organisations et initiatives.

La deuxième expérience dont je souhaite vous faire part concernant l’apprentissage collaboratif est ma participation à la table ronde internationale du Peter Wall Institute for Advanced Studies (du 23 au 25 octobre 2017) intitulée « Do Rainbows Come in Green: Urban Forests and Multicultural Citizenship » et organisée par mon mentor et superviseur universitaire, Dr Cecil Konijnendijk van den Bosch (Université de la Colombie-Britannique). Cet atelier de trois jours proposait d’explorer le thème de la diversité dans la foresterie urbaine au travers de différentes disciplines, d’un point de vue aussi bien théorique que pratique. Cette table ronde réunissait des participants du monde entier afin de débattre des méthodes permettant de mieux intégrer la diversité et le multiculturalisme dans la recherche et les pratiques de foresterie urbaine. Au cours de cet atelier, j’ai eu l’opportunité de représenter la perspective canadienne dans le cadre d’un échange avec des intervenants internationaux réunissant des experts originaires de Finlande, du Royaume-Uni et des Pays-Bas. J’ai également co-organisé une exposition de photographies numériques intitulée Human Faces, Forest Places (Nesbitt et Bardekjian, 2017) célébrant la diversité des individus et de leurs expériences au contact des arbres urbains. Au cours de cette même semaine, la région Pacifique du RCFU organisait son atelier d’automne consacré à différentes thématiques telles que l’adaptation au changement climatique, la gestion de l’ombre des arbres et les stratégies de biodiversité.

En tant que spécialiste des sciences sociales et chercheuse postdoctorale à l’Université de la Colombie-Britannique étudiant l’égalité hommes-femmes dans l’arboriculture et la foresterie urbaine et grâce à mon action au sein d’Arbres Canada, je suis fière de contribuer aux intérêts de la foresterie urbaine canadienne et je suis impatiente de découvrir ce que l’avenir réserve à notre domaine dans les années à venir. Il reste encore beaucoup à faire à tous les niveaux et les occasions de favoriser notre développement et la collaboration sont nombreuses. Cela passera également par l’identification d’un langage commun dans la manière dont nous parlons de la foresterie urbaine et dont nous interagissons à son propos, mais il s’agit là d’un autre débat! Je vous invite à utiliser la liste de diffusion (listserv) du RCFU en tant qu’outil de partage de vos expériences, de vos projets, de vos succès et des défis que vous rencontrez : posez des questions et inspirez vos confrères et consœurs. Et si vous n’êtes pas encore membre, n’hésitez pas à nous rejoindre (c’est gratuit!). Dans les mois à venir, je travaillerai en collaboration avec les représentants du Comité directeur du RCFU afin de vous faire part des dernières avancées régionales à travers le Canada.

Je vous souhaite une année des plus productives! 

Adrina C. Bardekjian, MFC, PhD

Références :

Bardekjian, A. et Paqueo, L. (2018). Beyond Trees: Growing international stewards in non-traditional ways. Dans Green Readiness, Response, and Recovery: A Collaborative Synthesis. New York (N.Y.) : Service des forêts des États-Unis [sous presse]

 Bardekjian, A. et Chiriac, G. (2018). Interests and expectations: Results of the Canadian Urban Forest Network member survey. Arbres Canada. Ottawa (Ontario).

Bardekjian, A. (2017). Look More Closely, Think More Deeply: Experiences from the 2017 US Forest Service International Urban Forestry Seminar. The Nature of Cities; 23 juillet 2017.

Bardekjian, A., Kenney, A. et Rosen, M. (2016). Tendances en matière de foresterie urbaine au Canada. Arbres Canada.

Gosselin-Hebert, A., Bardekjian, A., Quann, S. et Crossman, V. (2018). Urban forestry in Indigenous communities across Canada: Exploring the impact of greening initiatives. [à paraître]

Larouche, J. (2017). Research needs in urban forestry in Canada. Thèse de maîtrise non publiée, Université de Laval, Québec (Québec).

Nesbitt, L. et Bardekjian, A. (23 octobre 2017). Human Faces, Forest Places. Exposition photographique conçue et présentée à l’occasion de la table ronde du Peter Wall Institute for Advanced Studies: Do Rainbows Come in Green? Urban Forests and Multicultural Citizenship. Vancouver (Colombie-Britannique).

Sutton, M. (2018). Zooming Out and In on Urban Forestry in the U.S. City Trees: Journal of the Society of Municipal Arborists. Numéro de mars-avril. Champaign (Illinois).

Wolf, K., Lam, S., McKeen, J., Richardson, G., van den Bosch, M. et Bardekjian, A. (2018). City Trees & Public Health: Diverse Benefits, Diverse Beneficiaries. [à paraître]

Puric-Mladenovic, D., Yung, Y., & Bardekjian, A. (2017). Canada’s Urban Forestry Footprint: Mapping the extent and intensity of urban forestry activities. (2018). Available at: http://forestry.utoronto.ca/canadas-urban-forestry-footprint/