C’est en toute humilité que je me présente à vous comme le nouveau représentant du Québec du Comité directeur du RCFU auprès d’Arbres Canada. Biologiste de formation, mes motivations à occuper cette fonction sont multiples. Tout comme vous qui lisez ces lignes, les arbres m’ont toujours fasciné! Petit, je rêvais de me construire une cabane dans un arbre pour y vivre comme Huckleberry Finn, l’ami de Tom Sawyer. Issu de la génération x, j’ai grandi avec l’accroissement des connaissances sur les arbres et l’évolution de notre façon de les percevoir. Je travaille depuis 20 ans dans le domaine de la forêt urbaine. J’ai été consultant durant les cinq premières années de ma carrière. Cette expérience m’a permis de devenir un spécialiste des problèmes phytosanitaires des arbres. J’ai ensuite occupé plusieurs postes à la Ville de Montréal dont deux d’inspecteur en arboriculture, deux d’agent de recherche et, depuis 2009, celui de conseiller en planification pour le Service des grands parcs, du Mont-Royal et des sports. Mes mandats principaux au sein de la Ville sont la lutte contre les impacts de l’agrile du frêne et le renforcement de notre canopée urbaine.

Tristement, la période de pandémie que nous vivons a ralenti les plantations dans plusieurs coins du pays, mais elle nous fait prendre conscience d’un autre bienfait plus subtil des arbres urbains. Effectivement, jamais avons-nous eu une preuve aussi éloquente de l’effet de l’accès aux arbres sur notre santé mentale. Bien qu’ils étaient déjà connus pour une multitude de bienfaits, la réputation des arbres urbains n’est dorénavant plus à démontrer. C’est même un euphémisme de le dire ainsi puisque même l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) supporte maintenant un programme international de foresterie urbaine appelé Tree Cities of the World.

Bien sûr, les arbres ne sont pas utiles que pour contrer la pollution des Villes. Ils représentent aussi l’arme de lutte la plus efficace contre les changements climatiques puisqu’ils permettent d’absorber les émissions de gaz à effet de serre (GES) de notre passé. Chaque arbre planté, représente ainsi un espoir de pouvoir maintenir le réchauffement planétaire à moins de 2 °C tel que ciblé par l’Accord de Paris. Toutefois, il s’agit d’un vaste chantier. Plusieurs études, dont une plus récente, affirment que des millions d’hectares de couvert forestier seront nécessaires pour y arriver. La bonne nouvelle est que tous peuvent participer à cette noble cause et les occasions pour le faire se multiplient. L’engagement récent du gouvernement fédéral de planter 2 milliards d’arbre en est un bon exemple.

Avec ses propres défis la foresterie urbaine fait donc aussi partie de cette solution planétaire. Au Québec comme au Canada, plusieurs villes ont déjà emboité le pas vers des objectifs de réduction de leur empreinte carbone. Tous ces efforts passent également par des efforts de plantations d’arbres pour compenser les GES qui ne peuvent être évitées et aussi pour contrer les impacts des changements climatiques comme les îlots de chaleur. Un exemple, est celui de Montréal qui vient tout juste de lancer son plan climat 2020-2030. Ce plan prévoit la plantation, l’entretien et la protection de 500 000 nouveaux arbres!

Même si les enjeux ne sont pas toujours les mêmes dans chaque Ville, elles avancent toutes vers ce même objectif : maintenir et améliorer leur forêt urbaine pour assurer la qualité de vie des générations futures. Cela soulève toute l’importance qu’elles se parlent entre-elles. S’il est une chose que j’ai apprise dans mon travail, c’est justement l’avantage des réseaux de contacts pour trouver des solutions à nos défis. Si ça se fait, pariez que quelqu’un l’a déjà essayé! On ne part jamais de zéro!

Mes mandats réalisés durant ces dernières années m’ont permis de me constituer un excellent réseau de contacts au Québec, en Ontario et également aux États-Unis. Arbre Canada est le lien qui me manquait pour connecter avec les huit autres provinces canadiennes. Avec une liste de diffusion de 967 membres, le réseau d’Arbre Canada est une mine d’informations sur la foresterie urbaine.

J’ai donc décidé de me mettre à votre service pour maximiser les bénéfices des échanges du Québec avec ce réseau, mais je ne peux y arriver sans vous. Ma première ambition est ainsi très simple : je veux savoir tout ce qui se fait au Québec en la matière et le partager. Vous avez adopté un plan pour planter des arbres, développé un nouvel outil innovant pour optimiser la gestion de de votre forêt urbaine, démarré une nouvelle étude ou vous faites face à des défis auxquels vous cherchez des solutions, écrivez-moi un courriel!