Alors que l’automne avance et que les arbres à travers le pays troquent leur robe verte d’été pour de flamboyantes teintes rouge et or, on se rappelle sans mal pourquoi nous aimons tant les arbres.

Bien sûr, les arbres contribuent à mettre de la couleur et de la beauté dans nos vies, mais cette saison aux couleurs chatoyantes est également le moment idéal pour réfléchir aux raisons pour lesquelles nous avons aussi besoin des arbres.

Les arbres nous apportent, à nous et à la planète, d’innombrables bienfaits : ils purifient l’air, ils constituent une source de nourriture et de médicaments, ils protègent le sol, ils abritent la faune, ils réduisent la pollution sonore, ils améliorent notre santé mentale, et bien d’autres choses encore.

Et ce n’est pas Jason Kerr qui dira le contraire! Ce technologue du programme de gestion des écosystèmes du campus Frost du Collège Fleming à Lindsay, en Ontario, a reçu une subvention Verdissement des cours d’école d’Arbres Canada en 2018.

« Je crois que l’importance des arbres ne doit pas être sous-estimée », affirme-t-il. « Sans les arbres, nous serions réellement en difficulté, surtout dans les environnements urbains. »

Grâce à cette subvention reçue en 2018, le Collège Fleming a pu planter une sélection d’espèces d’arbres menacées dans son arboretum, un projet né dans les années 1960 qui a été relancé en 2017.

Vingt arbres uniques ont été plantés, parmi lesquels (entre autres) des noyers cendrés, qui sont menacés par un champignon largement répandu, des chicots féviers, espèce peu commune au nord de la frontière, et des micocouliers rabougris nains qui ne dépassent généralement pas quatre mètres de hauteur.

Ces arbres ont offert un espace vert unique à la communauté de la région des lacs Kawartha. Fermement convaincu des bienfaits des espaces verts sur la santé, Jason Kerr fait remarquer qu’un plus grand nombre d’arbres peut contribuer à prévenir le « trouble de déficit de la nature » (une théorie selon laquelle un manque de nature peut entraîner des effets négatifs sur la santé et les comportements), réduire le stress et améliorer la qualité de l’air, ce qui est particulièrement important pour la population vieillissante de la région.

« Nous devons saisir toutes les opportunités dont nous disposons pour améliorer la qualité de l’air », poursuit-il.

Les étudiants et les professeurs du Collège Fleming profiteront également des multiples possibilités de recherche apportées par ces nouveaux arbres. Avant, ils auraient dû voyager pour pouvoir examiner certaines de ces espèces. Désormais, ils pourront les voir de près et en personne. Leurs recherches se concentreront sur le changement climatique, la conservation des graines et le développement durable.

De l’autre côté du pays, juste au nord de Chetwynd dans le nord de la Colombie-Britannique, une autre communauté récolte les fruits d’une subvention d’Arbres Canada, cette fois de manière un peu plus littérale.

Le Boreal Centre for Sustainability a reçu une subvention Les arbres comestibles plus tôt cette année. Depuis, 800 arbres et arbustes fruitiers ont été plantés dans le verger communautaire et sur le site de recherche.

On y trouve désormais des camérisiers aux baies bleues aigres-douces, de nombreux framboisiers épineux aux fruits juteux et environ deux cent argousiers, des arbustes riches en antioxydants et sources d’autres bienfaits sur la santé.

Selon Reg Whiten, agrologue, planificateur et directeur du Boreal Centre, les bienfaits sont multiples.

« En particulier dans le contexte de la pandémie, cette initiative s’inscrit pleinement dans l’appel général à l’amélioration et à la promotion de la sécurité alimentaire au sein des communautés », explique-t-il. « Les plantes auront besoin de temps pour s’établir, mais elles constitueront un héritage durable pour la communauté et sa sensibilisation. »

L’arboretum et le verger ont chacun des objectifs spécifiques : le premier vise à mener des recherches sur des espèces d’arbres menacées, tandis que le second entend offrir une source de nourriture locale. Ils ont toutefois des implications bien plus larges sur leurs communautés. Ils permettent à tous de profiter de nombreuses occasions de faire de l’exercice, de se détendre et d’en apprendre davantage sur les arbres et leurs bienfaits.

La bonne nouvelle, c’est que n’importe quelle communauté peut suivre cet exemple! Si vous vivez dans un endroit qui nécessiterait plus d’ombre, qui est sensible à l’érosion du sol ou qui présente un besoin de réhabilitation de terres développées, les arbres peuvent vous aider à résoudre ces problèmes.

Et cela n’implique pas nécessairement un investissement conséquent et immédiat de temps ou d’argent. La clé pour avoir plus d’arbres et profiter de leurs bienfaits? Selon Reg Whiten, il suffit de commencer quelque part, n’importe où.

« Il s’agit de constituer une masse critique : commencez petit, mais en restant focalisé sur l’objectif », recommande-t-il.

En commençant modestement, vous pourrez créer des bienfaits considérables et à long terme pour votre communauté et tous ceux qui y vivent. Qu’il s’agisse de quelques arbres ou d’une forêt urbaine, les subventions d’arbres communautaires d’Arbres Canada peuvent vous aider à reverdir vos communautés.